Le Baromètre Scientifique Suisse (Wissenschaftsbarometer Schweiz) est une enquête nationale représentative de la population résidente suisse, réalisée régulièrement tous les trois ans et menée pour la première fois en 2016. Depuis 2025, plus de 1 500 personnes âgées de 16 ans et plus sont recrutées dans les régions linguistiques allemande, française et italienne de la Suisse à l’aide du cadre d’échantillonnage pour les enquêtes auprès des personnes et des ménages (SRPH) de l’Office fédéral de la statistique (OFS), puis interrogées au moyen de questionnaires en ligne et sur papier. Lors des trois premières vagues d’enquête (2016, 2019 et 2022), environ 1 000 personnes âgées de 15 ans et plus ont été interrogées dans le cadre d’entretiens téléphoniques d’une durée d’environ 20 minutes. Ce changement de méthode de collecte des données doit être pris en compte lors des comparaisons temporelles.
L’échantillon global est pondéré selon le sexe, l’âge, la région linguistique, le canton, le type d’habitat et le niveau de formation. Cette pondération garantit que l’échantillon reflète la structure de la population de référence pour ces caractéristiques. Les résultats de l’enquête sont ainsi représentatifs et peuvent être généralisés à l’ensemble de la population dans les limites des marges d’erreur statistiques. L’enquête mesure les connaissances scientifiques des habitantes et habitants de la Suisse ainsi que leurs attitudes à l’égard des questions scientifiques. Elle recueille également des informations sur l’utilisation de différentes sources d’information par les répondantes et répondants : dans quelle mesure ils consomment des contenus scientifiques dans les journaux, à la radio et à la télévision ; à quelle fréquence ils rencontrent ces sujets sur Internet et les réseaux sociaux ; dans quelle mesure ils fréquentent des sources d’information non médiatiques telles que les musées ou les zoos ; et s’ils discutent de ces sujets avec leur famille et leurs amis. Cette base permet d’étudier les liens entre les comportements informationnels de la population suisse et ses attitudes envers la science et la recherche. Grâce à des analyses longitudinales et à des comparaisons avec des données d’enquête provenant d’autres pays, il est également possible de tirer des conclusions sur l’évolution de la communication scientifique et de ses publics.
Le projet fournit ainsi des données transversales et longitudinales actuelles et pertinentes, tout en identifiant les opportunités et les défis de la communication scientifique.